PATRICK FOOTBALL #9

ー 2026年、PATRICKのサッカースパイクが限定復刻いたします
2026年6月1日(月)よりクラウドファンディングにて受注を開始致します
WEBコンテンツ「PATRICK FOOTBALL」第9回。
今回は、超豪華スペシャル対談形式でのお届けです。
ゲストにお迎えしたのは、フットボールの歴史そのものと言っても過言ではない至高の「将軍」ミッシェル・プラティニ氏。
今回の復刻モデルの礎となり、かつてピッチを支配したあのスパイク。
その一足に宿る誇りと、彼が歩んできた栄光の記憶が、本人の言葉によって今、鮮やかに呼び覚まされます。
そして、その言葉の奥に眠る真実を紡ぎ出すのは、知性溢れるナビゲーター、フローラン・ダバディ氏。
フランスが誇る二つの才能が共鳴し合い、懐かしさと革新が混じり合う時間は、まさに全フットボールファンが待ち望んだ「奇跡」そのもの。
時を超え、国境を超え、今ふたたび我々の胸を熱くさせる高揚感。
そしてこのスペシャル対談では、「あの伝説的な試合」の「あのシーン」にもフォーカス。
かつてない熱量で贈るスペシャル対談、どうぞ心の奥底で受け止めてください。
ミシェル・プラティニ
インタビュー
フローラン・ダバディ氏(以下 FD):ミシェル、この秋に日本であなたの伝説的なPATRICKのサッカースパイクが限定復刻されます。その一足を履いて戦った試合の中でも、とりわけ印象的である東京でのトヨタカップ決勝についてお話しいただけますか?
ミッシェル・プラティニ氏(以下 MP):喜んで。
FD:1985年12月、トヨタカップに臨んだユベントスについて、どのように振り返りますか?タッコーニ、カブリーニ、シレア、ボニーニ、マウロ、セレーナ、ラウドルップ…。あのシーズンはベストではなかったのでは?
MP:1985-86シーズンの序盤は大きな変化がありました。タルデッリ、ジェンティーレ、パオロ・ロッシ、ボニエクといったチームの柱が去り、若い選手が多く起用されました。同年5月末にリバプールに勝ってチャンピオンズカップを制したチーム(ブリュッセル・ヘイゼルの悲劇)とは別のチームでした。ただ一方で、とても重要な年でもありました。というのも、その先にはメキシコW杯があり、私はフランス代表として欧州王者だったからです。
FD:12月に東京へ来られましたが、そのとき日本へ来たのは初めてでしたか?
MP:はい、初めてでした。しかも長旅でした。トリノからパリ、パリからデュッセルドルフ、そこからアンカレッジ経由で東京へ。合計24時間の移動です。当時はチームもビジネスクラスではありませんでしたからね。
FD:えっ?世界最高のチームがエコノミーですか?
MP:当時はまだフットボールがトップビジネスになる時代ではなかったんです。国内や世界中のファンからスター扱いはされていましたが、生活はとても庶民的なものでした。ビジネスクラスに乗っていたのは、せいぜい数人の幹部だけでした。
FD:東京到着の記憶はありますか?
MP:成田空港からホテルまで大渋滞で、3時間かかったのを覚えています。月曜の朝にトリノを出て、火曜の夜(12月3日)21時に到着しました。
特に大きな歓迎もなく、ファンもほとんどいませんでしたね。主催側の関係者がいたくらいでしょうか。今とは本当に別の時代でしたね。
FD:当時のトヨタカップは、どんな大会でしたか?
MP:まさに「グラール(究極のタイトル)」でした。ヨーロッパ王者と南米王者が戦う、クラブの世界一を決める一発勝負。だからこそ、火曜日に東京入りしたのです(試合は12月8日の日曜日)
FD:対戦相手のアルヘンティノス・ジュニアーズは各国の代表選手ばかりでしたね?
MP:1978年の世界王者ですからね。特にディフェンスのバティスタは偉大な選手です。そしてスターはフォワードのボルギで、後にミランへ移籍しました。当時、アルゼンチンの選手はあまり国外に出ず、自国に留まることが多かったですね。
FD:スタイルとしては典型的なアルゼンチンサッカーでしたか?フィジカルで、荒々しく、でもテクニックもあるような?
MP:まさにアルゼンチンらしいサッカーでした。フィジカル、技術、そして精神力。最後まで絶対に諦めない、ガッツがあり、とてもタフでした。
FD:試合は非常に拮抗しました。前半は0-0、そして先制される...。
MP:1985年の我々は新しいチームで、まだ10試合ほどしか一緒に戦っていませんでした。チームメイトたちがどんな反応を見せるか分からなかった。黄金期のユーベに技術的には劣るが、よりフィジカルで若いチームでした。そのイタリア的なフィジカルの強さ、サッカーIQで対応しました。
FD:超満員の6万人の中、あなたのPKで同点に追いつきました。
MP:観客の反応がヨーロッパとは全く違いました。まだサッカーを発見しているような新しい観客で、非常にスター的な反応でした。私がボールに触ると「おおー」「ああー」と声が上がる。少し驚きました。でも我々は勝つために来ていました。
FD:すぐに追いつき、ボール支配も高まりましたが、その後 再び失点...。
MP:本当に不思議な試合でした。こちらが主導権を握っているのに、カウンターで決められる。カストロの素晴らしいゴールで1-2。そこから相手は全員引いて守りました。
FD:ラウドルップのようなテクニシャンには期待していましたか?
MP:当時ラウドルップは21歳で若く、才能はありましたが、経験不足で。イタリアでは苦しんでいました。しかし、私は彼が大きなことをやれると信じていました。そして彼は私との「ワンツー」から素晴らしいゴールを決めました。PKも彼が獲得しました。
この試合は彼のキャリアの転機でした。その後、バルセロナやレアルで活躍し、W杯メキシコ大会でもデンマーク代表も引っ張りましたからね。
FD:延長でも決着がつかず、PK戦へ。しかし、ラウドルップが外してしまいます。
MP:当時のことをよく覚えています。助走を取りすぎて、考えすぎたんです。でもその後、パヴォーニが外し、私にチャンスが回ってきました。
5人目として、あれは外せない。4人目なら外してもいいが、5人目はダメです。
そして、決めました。スタジアムからはスタンディングオベーションでした。
イタリアでは朝4時の生中継で、国中が見ていました。勝たなければならない試合でした。
FD:最後に、※「あの幻のゴール」について、振り返ってください。
MP:胸トラップ、ループ、左足ボレーで右隅へのゴール。人生で一度あるかないかのゴールを決勝で決めたんです。ファン・バステンの’88年欧州選手権決勝のゴールのようなものです。それをドイツ人審判が取り消した。大きな失望でした。
でも勝ったからいい。もし負けていたら、キャリア最大の不運の一つでした。
※「あの幻のゴール」とは?
プラティニの「あの幻のゴール」とは、1985年のトヨタカップで起きた、あまりに美しすぎたノーゴール判定のこと。 サッカー史上「最も美しい幻のゴール」の一つとして今も語り継がれている。
彼のテクニックのすべてが凝縮された完璧な流れだったが、直前の味方の位置がオフサイドだったとして得点は認められず...。その判定に納得がいかなかったプラティニは、怒って抗議するのではなく、その場に肘をついて横たわり、皮肉たっぷりの笑みを浮かべるという独特のパフォーマンスを見せた。この優雅で不敵な抗議ポーズは、ゴールそのものと同じくらい有名な伝説のシーンとなっている。
FD:あの時、両手を上げてピッチに倒れ込んだシーンは印象的でした。
MP:あれは「絶望」ですよ。ゴールを取り消されたら、もう力が抜ける。あの映像は世界中に広まり、ユベントスファンや私自身の記憶に残りました。
FD:ミシェル、今日はありがとう。夏に靴を持って南仏にお邪魔しますね!
MP:待ってるよ。
フィッティング・ツアー
@PATRICK LABO
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PATRICK LABO 日本橋 / 神戸
※2店舗同時開催
6/4(木)~ 6/8(月) -
PATRICK LABO みなとみらい
6/11(木)~ 6/15(月) -
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※各店舗の詳細はSHOP LISTをご確認ください。
※展開サイズは24.5cm〜28.5cmとなります。
(以下、フランス語 原文)
Interview Michel Platini pour PATRICK
FD:Cher Michel, à l’occasion de la ré-edition limitée de vos chaussures PATRICK au Japon à l’automne prochain, j’aimerais que vous nous parliez d’un des plus beaux matchs que vous avez joué avec : la finale de la Coupe Intercontinentale à Tokyo
MP:Avec plaisir
FD:comment décririez-vous votre Juve de décembre 1985 à la Coupe Intercontinentale ? Taconi, Cabrini, Cirea, Bonini, Mauro, Serena, Laudrup.
Ce n’était pas votre meilleure saison?
MP:au début de cette saison là (1985-1986) il y a eu beaucoup de changement, les piliers de l’équipe qu’étaient Tardelli, Gentile, Paolo Rossi, Boniek sont partis, ils ont été remplacés souvent par des jeunes. Ce n’était plus non plus l'équipe avec qui on avait gagné la Champions League contre Liverpool fin mai 1985 (le tragique drame du Heysel à Bruxelles). Mais c’était une année très importante, car au bout il y avait la Coupe du Monde au Mexique, et avec l’équipe de France je suis Champion d’Europe en titre.
FD:vous arrivez en décembre à Tokyo. C'est votre premier voyage au Japon ?
MP:oui c’est mon premier voyage au Japon, c'est un long voyage parce qu'on fait Turin-Paris, Paris-Düsseldorf, Düsseldorf Tokyo en passant par Anchorage, donc un voyage de 24h. Et à l’époque l’équipe ne voyage pas en classe affaire !
FD:ah bon ? la meilleure équipe du monde est en classe éco ?
MP:ce n’est pas encore l’âge d’or du foot business et si nous étions des stars dans notre pays et au près des fans de foot du monde entier, c’était un train de vie encore très humain. Il n’y avait peut-être que deux ou trois dirigeants en classe affaire.
FD:vous vous souvenez de votre arrivée à Tokyo ?
MP:Je me souviens de beaucoup d’embouteillages entre l'aéroport de Narita et l’hôtel, on a dû mettre trois heures. Nous sommes partis le lundi matin de Turin, et on est arrivé mardi soir (3 décembre) à 21h à l’hôtel. En plus il n’y a pas eu d’accueil comme aujourd’hui, pas vraiment de fans ni de comité à l’aéroport. Peut-être qu'il y avait des officiels de la fédération japonaise de football. C’était une autre époque.
FD:La Coupe Intercontinentale à l'époque ça représente quoi ?
MP:c'était le graal, parce que c'était le vainqueur des deux plus grands championnats le vainqueur de l'Europe contre le vainqueur d'Amérique du Sud. Ca a beaucoup évolué, mais à l'époque c'était sur un seul match, pour devenir champion du monde. C’est pour ça que nous sommes arrivés le mardi alors que le match était le dimanche (8 décembre).
FD:Argentinos Junior, il n'y avait pas de superstars, mais que des internationaux ?
MP:Ils avaient les champions du monde de 78. Batista en défense, un monument. La star c’était leur avant-centre Borghi qui partait en Italie au Milan AC. Ils avaient une très belle équipe. Mais à l'époque, les Argentins restaient plus chez eux qu'ils partaient.
FD:Et donc le style comme c'était des joueurs qui jouaient en Argentine avec un football que vous qualifieriez comme typiquement argentin ? Assez rugueux, c'était physique, c'était technique aussi j'imagine ?
MP:C'était argentin, c'était grande qualité physique, grande qualité technique, grande qualité mentale : l'argentin qui ne lâche rien, qui va au bout du bout.
FD:C'était un match très serré. Première mi-temps vous êtes toujours à 0-0 et puis c'est eux qui ouvrent le score...
MP:s on avait une équipe en 85 qui était comme je vous l'ai dit renouvelée. Donc je ne savais pas ce qu'on pouvait éventuellement faire. On avait fait seulement une dizaine de matchs ensemble. Comment allait réagir cette équipe ? C’était une équipe bien moins technique, plus physique, athlétique. Un peu plus jeune et plus physique. Elle a réagi avec ses qualités, pas des qualités techniques extraordinaires mais avec des qualités physiques à l'italienne.
FD:Vous égalisez sur le pénalty Michel, dans un stade plein, 62 000 personnes, il y a une ambiance des grands jours.
MP:Je me souviens des réactions du public qui étaient complètement différentes des réactions d'un public italien ou européen. D'un public neuf qui devait découvrir le football. Il y avait des réactions très starsystem. Quand je touchais la balle, je pense qu'on me connaissait. Et donc, il y avait des « oooh » et des « ahhh ». C'était un peu surprenant. Nous on était là pour gagner, sans état d’âme.
FD:vous égalisez, Michel, très vite après le but argentin. Et là, l'équipe prend un peu le contrôle du ballon. Mais c'est finalement eux qui remettent un but.
MP:C'est un match assez incroyable. Nous dominons mais ils marquent sur un contre. Un très beau but de Castro, et ils mènent 2-1. Là, nous nous posons des questions. Parce qu'eux, ils se mettent tous derrière.
FD:vous comptiez sur vos techniciens, comme Michael Laudrup ?
MP:Laudrup il est tout jeune à l'époque, il a 21 ans. C'était un joueur pétri de qualités, mais inexpérimenté et qui n'y arrivait pas dans le championnat italien. Moi je savais qu’il était capable d'exploits formidable et d'aider cette nouvelle équipe. Et il marque un but exceptionnel, sur un une-deux aérien avec moi. Sans oublier que c’est lui qui obtient le pénalty sur le premier but. Ce match a été un tournant dans sa carrière.
Après, il a joué à Barcelone, au Real Madrid, ça veut dire que c’était un grand joueur.
FD:dans les prolongations et vous n'arrivez pas à vous départager. Et c'est finalement la séance des tirs au but. Tacconi arrête le deuxième pénalty argentin, mais l’avant-dernier tir qui aurait pu vous donner la victoire, le jeune Laudrup rate le sien.
MP:Je me souviens très bien de cette scène. Parce que je trouve qu’il prend trop d’élan. Il a trop de temps pour penser à trop d’options de tir. Voilà mais derrière Pavoni rate son pénalty. Et j’ai la balle de match au bout du pied. Je suis le cinquième tireur et sincèrement, je ne peux pas le louper. Je peux le louper quand je suis le quatrième, mais pas le cinquième. Et là je marque, le stade entre en éruption dans ce beau stade de Tokyo. C'est un formidable souvenir. Il y avait le fils Agnelli qui était venu, il y avait pas mal de célébrités qui étaient venus d'Italie, le match était retransmis en direct en Italie à 4 heures du matin, il y avait toute l'Italie, c'était un moment important, voilà, il fallait gagner.
FD:nous devons finir l’interview sur votre sublime but refusé
MP:Amorti de poitrine, sombrero et reprise du gauche, elle va dans la lucarne. C'est un but d'anthologie que tu marques une fois dans ta vie, et je le marque en finale ! Ca ressemble au but de Van Basten en final ede l'Euro 88, c'est quelque chose de fabuleux et l'arbitre allemand, il me le refuse. C’est une grande déception, mais bon, tu gagnes quand même. Si tu perds, en n'ayant pas validé le but, ça aurait été une des grandes injustices de ma carrière.
FD:et tous les fans de foot s’en souviennent, avec ce moment où vous levez les bras et vous vous allongez sur la pelouse. Comment ça vous est venu, cette inspiration ?
MP:C'est un coup de dépression. Quand tu vois que l'arbitre refuse, les bras m'en tombent et le corps aussi. Et puis cette image a fait le tour du monde, c'est resté dans la mémoire collective des supporters de la Juve et dans mon histoire à moi.
FD:merci Michel, je viendrai vous apporter vos chaussures cet été
MP:je vous attends
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